L’épistémologie historique : Histoire et méthodes

Qu’est-ce que l’« épistémologie historique » ? À cette question ce volume répond en esquissant le portrait d’un Janus bifrons, dont l’une des faces est tournée vers le « style français » traditionnel en histoire des sciences et l’autre vers les avancées épistémologiques anglo-saxonnes les plus conte...

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Dettagli Bibliografici
Autori principali: Matteo Vagelli, Iván Moya Diez, Jean-François Braunstein
Natura: Online
Lingua:francese
Pubblicazione: Éditions de la Sorbonne 2021
Soggetti:
Accesso online:47627
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Descrizione
Riassunto:Qu’est-ce que l’« épistémologie historique » ? À cette question ce volume répond en esquissant le portrait d’un Janus bifrons, dont l’une des faces est tournée vers le « style français » traditionnel en histoire des sciences et l’autre vers les avancées épistémologiques anglo-saxonnes les plus contemporaines. Quels sont les échanges, les continuités et décalages, les convergences et divergences entre des philosophes ou historiens des sciences aussi divers que Gaston Bachelard, Georges Canguilhem, Michel Foucault, Ian Hacking, Hans-Jörg Rheinberger, Peter Galison ou Lorraine Daston ? De même que l’on peut distinguer différentes époques et versions de l’épistémologie historique et de l’historical epistemology, de même les « méthodes » mobilisées dans des contextes scientifiques particuliers sont très diverses. Ce volume vise à réfléchir plus avant, à partir de l’étude de cas précis, sur les modalités selon lesquelles des objets et des concepts émergent historiquement à l’intérieur des diverses sciences. Les objets mathématiques ont-ils une histoire ? Comment des sujets humains sont-ils devenus les objets d’une science de l’observation ? Le traitement statistique des données est-il la seule issue possible pour les sciences médicales ? En donnant ces exemples, parmi d’autres, des possibilités d’interactions entre sciences, philosophie et histoire, ce volume veut montrer que l’épistémologie historique n’est pas un « livre de recettes » méthodologiques, mais bien plutôt un champ de questionnement ouvert : la flexibilité de l’épistémologie historique lui permet de répondre à bon nombre des défis posés par la philosophie des sciences contemporaine.